"Lous Bancarotiès" 

(surnom des Clermontais) 

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L'aïga gasta lou vi,

la caretta lou cami,  

  la femna l'òmé... 

 

 Un pésoul révengut rescont soun origina

   Un fals desvost traïs lou monda per sa mina

   Un pégot garda totjorn un restal del mestiér

É l'ahl, quan sé pila, empeste  lou mortiér !

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 Un pou revenu cache son origine

Un faux dévot  trahi le monde par sa mine

Un cordonnier garde toujours un reste du métier

Et l'ail quand il se pile empeste le mortier

 

Extrait du poème

" Los  ORCHOLETS "

du poète-potier Clermontais

J.A. Peyrottes 

dont le buste se trouve

devant la mairie.

 

 

 

Petite berceuse.

  Som,som,som     veni,veni,veni  

Lo som, som bol pas veni 

Lo pitchotet bol pas dormi 

 

 

Dé qué tron !

 Qual pla coumencar per quicon ! !

 

 

 

 

 

Le Griffe du Planol

 

Lou Pourtal Naou

 

 

 

 

 

contact : bernard.boudet@orange.fr 

 

 

m
Intro
Droles d'histoires
Surnoms Clermontais
Dictons Clermontais
Sé dizt...
Le parlé Clermontais
Suite du parlé
Pêle-mêle
-*- Boudiou, qué fa caud l'istiou !
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~~~~~~~~~~ MERCRUDA ~~~~~~~~~~

Le mercredi 3 avril 2013 la nouvelle lune a fait son entrée.

-*- Une nouvelle lune un mercredi est appelée chez nous                                                          " MERCRUDA "

Une nouvelle lune un mercredi n'annonce rien de bon pour le temps qui va suivre : canicule en été, grand froid  et fortes pluies sont à prévoir. 

En patois il y a un proverbe qui dit :

Entré luna Mercruda et femna barbuda
Cada cent ans n'y a prou en d'una !

(entre lune mercruda et femme barbue
chaque cent ans il y a assez d'une)

Cela se passe de commentaire !

 

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Ce site n'a que pour but de faire connaitre, en toute simplicité,

sans prétention pédagogique,

mais avec cet humour qui caractérise les expressions patoises  ,un aperçu de la culture Languedocienne.

Comme dans toutes les régions de France, il y a des expressions imagées qui valent, comme l'on dit, leur pesant de moutarde et méritent d'être connues des générations futures et conservées précieusement, l'humour de nos devanciers ne doit pas se perdre !

 

Quant à "l'ortografe", le sens de certains mots,

 

il y en a pour moitié de Languedocien,

 

pour moitié de notre Patois local , et pour moitié de moi.

 

Ce qui fait qu'avec trois moitiés le compte y est,

 

" é encara qué ? "

 

Ne pas confondre " nostra  Lengua d'Oc "  

 

avec l'Occitan des savants, des intellectuaux,

 

et autres snobinards,... é mai d'autras pesouls revenguts,

     qui ont inventé cette langue qui n'a jamais existé. 

                Des langues occitannes Oui,

 

       Avez-vous entendu dire que Mistral ait écrit en Occitan ?  Moi, jamais !  En Provençal Oui !

 

Faut comprendre... parler patois çà fait plouc,

 tandis que parler Occitan çà pôse... 

 

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Quelques mots sur notre "petite ville".
Clermont-l'Hérault, situé en plein coeur de l'Hérault compte environ 8.000 habitants.
J'ai bien dit habitants.
Les Clermontais , les vrais, ne se reconnaissaient plus qu'à leur accent, au millieu de la vague " des los qué japou ponjut é qué savou tot "
Des citadins pour la plus part, qui ont envahi notre midi, dont certains nous prennent pour des arrièrés, (pas tous heureusement), critiquent notre mode vie, et voudraient nous imposer le leur sous notre soleil.
Vous me direz, avoir eu pendant des années les neurones qui ont marinés dans les vapeurs de pots d'échappement laisse forcement des traces...

Avant qu'ils n'arrivent, nous ne marchions pas à quatre pattes, et ce n'est pas en les voyant debout que nous nous sommes redressés.

Le Languedocien n'est pas né d'hier.
Il n'a pas besoin de leçon, et n'accepte pas que l'on lui en donne !
Surtout de personnes de l'on ne sait trop d'où elles sortent...

Chaque été, comme partout dans le midi, Clermont est envahi par des cohortes de bipèdes, de tout ages et de tout sexes en mal de bronzage venant de toute l'Europe, dont certains,comme disait mon grand-père, sont aussi argentés que des statues de platre et qui, lors de leur départ, peuvent faire des " candélèttes " ne risquant pas de perdre la monaie de leurs poches.
Ce qui ne manque pas de provoquer des situations cocasses.
Si l'on rajoute à ça une URBANISATION galopante et les délinquants qu'exportent les grandes villes toutes proches, Clermont n'a plus rien à voir avec le gros village paisible qu'était le Clermont-d'hier.

Par référence on dit : "avant J.Christ"; aujourd'hui ou pourrait dire : "avant la télé".

Quand on m'a demandé si je ne pouvais pas me rémémorer et écrire quelques faits réels ou romancés qui se seraient déroulés du temps de ma jeunesse ou dont j'aurais entendu parler par nos ainés, je ne me doutais pas, en acceptant, que je me prendrais au jeu du souvenir de mémoire de notre patrimoine local, et que, surtout, j'y consacrerait avec autant de plaisir, tant de temps. Comme je le précise en page d'accueil, je ne suis pas un intellectuel, (bac moins 5) ou prétendu tel comme certains agités du bocal qui profitent d'internet "per s'espandir coma d'aucas..." . Je ne cherche pas à fignoler, mais à restituer ce que j'ai vécu ou entendu raconter , et cela dans notre langage de tous les jours ou les mots de patois ou d'autres francisés s'intègrent dans les conversations courantes sans que l'on s'en rende compte.
Ce qui n'en a que plus de saveur.
Cela amuse les Clermontais et fait grincer les dents à d'autres...
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" Coucha din una caïssa d'uòus "
(coucher dans une caisse d'oeufs)
Cette expression étaient employée par les anciens pour rafraichir la mémoire de ceux qui semblaient l'avoir perdue.
A l'époque les oeufs, que l'on consommaient ici, venaient de la montagne et étaient transportés dans de grandes caisses en bois léger d'environ 2 x 1 x 0,50.
Ces caisses étaient remplies de paille dans laquelle ont mettait les oeufs afin qu'ils ne s'entrechoquent pas.
Vidés de leur marchandise, ces emballages étaient récupérés par les émigrés espagnols qui arrivaient dans notre région dans le plus grand dénuement et leurs servaient de lit, avec une caisse d'oranges comme table de nuit.
Il arrivait que certains, quelques années plus tard, oubliant dans quelles conditions ils étaient arrivés chez nous, fanfaronnaient. C'est alors que ceux qui les avaient vu arriver ne pouvaient s'empêcher de leurs dire :
" Té sovenesses pas qué quan sios arriba couchavas din una caïssa d'uòus ! "
-->Il y a Clermont et dans la région, des personnes,  dont les parents, pas très éloignés, pour ne pas dire tout proches,  qui " mastéguaient "  qui jadis 
 " Couchavous din una caïssa d'uòus."  se prennent pour des gens de la  " Haute " ,  aquo me fa pissar à la caoussas de risé...
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C'est un jeune Clermontais qui avait été appellé à faire son service militaire à Lodève ou était basé un régiment de l'aviation.
A sa première permission, n'ayant pas d'argent pour prendre un moyen de transport il était venu à pieds. Traversant la plaine du Salagou (*) il raconta par le suite :
" Quand je suis arrivé dans la plaine du SALAGUEUR et que j'ai vu les ARJALAS en FLEURS,  je me suis dis, maintenant tu es dans ton pays "
(*)il n'y avait pas encore le lac, c'était l'ancienne RN 9, la plus longue route de France qui allait de Perpignan à Paris
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Les personnages en présence :
Un agent de ville dont le père était sacristain.
Une personne surnommée " L'Abesquè "
( l'évêque à cause d'un rôle d'évêque qu'il avait joué dans une pièce de théâtre à l'école et qui lui était resté)

L'Abesqué avait tendance à forcer sur la bouteille et un soir qu'il en avait abusé il s'était reposé sur les escaliers du lycée en attendant d'y voir plus clair.
Passe alors l'agent de police, qui, faisant sa ronde, voit l'Abesqué allongé.
Il s'en approche, le réveille et lui dit de rentrer chez lui.
C'est alors qu'ouvrant un oeil, reconnaissant le policier,
lui répond en patois:
" Say-qué (*) l'éfon d'un sacristain vol douna des counsels en d'un Abesqué "
Est-que le fils d'un sacristain veut donner des conseils à un évêque.

(*)voir ce terme page 8

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" Acheter pour " 2 sous " de brises "
Les jeunes d'autrefois n'avaient pas d'agent de poche comme aujourd'hui pour s'acheter des bonbons ou autres sucreries.
Et quand ils avaient une piècette:
" anovous croumpa per 2 s
òus dé brisas ".
Les " brises " étaint les restes de patisseries invendues, ou abimées que les patissiers vendaient en morceaux aux enfants
Rappellons que " le sou " était le 1/20ème du "Franc"
Qui aujourd'hui aurait l'idée d'aller acheter des restes !
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" Zizi la canule "
Un dénomé Isidore c'est vu fumer une cigarette au moyen d'une canule à lavement en guise de fume-cigarette, le surnom lui est resté.
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Authentique !
Récenment, lors d'un rassemblement public, une personne en a interpellé une autre de sa connaissance lui criant
" Hé sac à mol " .
Tout le monde c'est retourné ! ! !
Sans commentaire. (mol = vin)
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Histoire du tablier
Te souviens-tu du tablier de ta Grand'Mère ?
Le principal usage du tablier de Grand'Mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela :
Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau.
Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, et de temps en temps les poussins. !
Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides.
Quand le temps était frais, Grand' Mère s'en emmitouflait les bras.
Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois..
C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.
Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.
En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.
Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.
A l'heure de servir le repas, Grand' Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes aux champs savaient aussitôt qu'ils devaient passer à table.
Grand' Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse; de nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler.
Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à
tant de choses.
En souvenir de nos Grands-mères, envoyez cette histoire à ceux qui savent, et à ceux qui pourront apprécier :
" L'histoire du tablier de Grand-Mère "
MERCI GRAND'MAMAN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


hieraclermont
26/02/03